Branche Ouest – Et maintenant que faire ?

Que l’on soit pour ou contre une ou l’autre variante, la question suivante s’impose : La décision du gouvernement cantonal, de ne pas vouloir procéder à une comparaison plus approfondie des différentes variantes, est-elle suffisamment fondée ? Les motifs avancés, notamment que les conditions de circulation sur les routes de Berne et du Débarcadère seraient péjorées et que les coûts pour les communes et le canton seraient majorées, s’appliquent de façon similaire sur le projet officiel.

 

Par exemple l’impact du projet officiel sur la circulation, aux rues de la Gabelle et de Morat ainsi qu’au Faubourg du Lac et à la place Verresius, est sensiblement plus mauvais que celui proposé dans la variante « axe ouest : mieux comme ça !”. Cela indique également, que les deux variantes présentent des avantages et des inconvénients pour les acteurs concernés. L’évaluation du gouvernement cantonal me semble unilatérale et difficilement recevable. Une plus faible charge du trafic des axes urbains, notamment à la hauteur des rues de Morat et de la Gabelle, aurait un effet plus probant sur la situation globale.

 

Le trafic n’est qu’un seul élément constitutif de la situation globale. En effet il est important d’intégrer et de considérer les aspects économiques, sociaux et environnementaux dans le processus d’élaboration du projet. Les jonctions controversées de Bienne-Centre et du Faubourg du Lac soulèvent de nombreuses questions, celles-ci révèlent des aspects qui ont un impact négatif sur les secteurs économiques et sociaux : la jonction complète de Bienne-Centre nécessite une surface égalant celle de la petite ville de Nidau.

 

Ainsi la Ville de Bienne perdrait une superficie brute considérable à un emplacement central, avec elle des surfaces de travail et d'habitation, qui aujourd’hui sont idéalement desservies par les transports publics disparaitraient. Ainsi la question se pose, qu’est-ce qui fait la valeur ajoutée d’une gare ? Une surface de circulation de la grandeur de la ville de Nidau ou des surfaces de travail et d’habitation constituant un patrimoine capital et essentiel pour la Ville de Bienne.

 

L’argumentation relative des surcoûts, qui devraient retomber sur les communes et le canton, montre qu’il manque une vision d’ensemble. Les coûts globaux de la variante « axe ouest : mieux comme ça !” sont considérablement inférieurs. Actuellement une comparaison détaillée des coûts n’a pas été établie, de ce fait il est quasi impossible de poursuivre une discussion sérieuse à ce sujet. Un échange constructif sur la compensation mutuelle des coûts pourrait mener à une solution gagnant-gagnant pour la Confédération, le canton et les communes.

 

Malheureusement d’autres sujets sont écartés dans le débat actuel, notamment ceux qui pourraient mener à l’amélioration de la mobilité. Par exemple la coordination entre habitation et trafic pourrait être considérée plus en détail. Pour cela il est souhaitable que les acteurs impliqués fassent preuve d’une approche plus globale. Heureusement le parlement cantonal se montre plus ouvert et fait preuve de clairvoyance en permettant une analyse plus approfondie desdites variantes.